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QUATTRO CANTI
Postfazione di Pierre Van Bever
Traduzioni di Philippe Di Meo
Stamperia Valdonega, Verona 1994

 

PRIMO CANTO O DEL POSSIBILE
per Marisa Bulgheroni


Dans la solitude de toujours,
après des jours de pensées désespérées,
la lumière qui filtre peut-elle
faire refleurir des désirs de vie?

Si l'esprit était une fleur,
un humain, une page écrite,
si la voix pouvair voguer,
parler d'elle-même avec l'avant, 
avec l'après, avec les absents!

Ingrate solitude: tu écrases;
gèles, tues et ris.
Aride, insolente solipsiste.
Tandis que s'estompe la joie 
et tombent les fleurs, seules comme stèles,
toi, lagher de la tromperie,
tu n'est ni vie, ni amour;
tu n'es pas l'isolement,
ni le tourment de la maladie
ou douce pensée:
tu es le halètement éteint du vide,
tu es le souvenir d'un lac putrescent.


SECONDO CANTO O DEL CONTINGENTE
per Deborah Elliot Deutschman


Le rouge s'atténue, 
la peur décroît,
le silence ne menace plus.

Les entrailles en émoi,
le cerveau sans poids,
c'est la remontée des enfers.

Puis, tout révulse,
les vides s'emplissent:
c'est l'apex de l'acquiescement.

Le rubis reprend
à couler par les voies habituelles;
alentour, nr gicle plus de poison;
comme ruisseau, il ne s'échappe
des lèvres contractées.
Ayant un instant abandoné son sillon,
il essayait d'autres parcours:
le vieux rubis malade.

Ennemi, je t'ai vaincu.
Reviens dans le brasier.
Coule dans ton sillon,
feu qui ne sais languir.

TERZO CANTO O DELL'IMPOSSIBILE
per Armanda Guiducci


Haletante, la respiration 
suspend les désirs
à un après qui peut-être jamais ne sera,
à un instant perdu.
Si la vie va et vient 
alors, je sais qu'elle existe
et en cet instant seulement.

Me regardant sans me reconnaître,
à une nuit sans sommeil
j'arrache mon réveil,
il n'est fil auquel m'agripper.
Je ne sens, désormais, que la couleur
de la mort qui sert de masque à la douleur.

Je ne veux rien sinon le chant,
le chant de l'esprit,
certes pas ce tourment qui détruit,
le vouloir et la chute dans le néant.
La douleur non hurlée tue,
confond sa paix avec le rien.

Désormais, tu te tais, audacieuse, ne tremble pas.
Cette mort n'est peut-être pas la fin.
Il était déjà écrit qu'avant de mourir
on tombait dans le vide:
dans le gouffre de l'ombre.
Jours, tourments, jeux-feux,
déesses revisitées, vies étenteis, adieu.

QUARTO CANTO O DEL NECESSARIO
per Pietro Calissano


Des glandes tu scrutes les secrets,
tu regardes les filaments des grises cellules,
du fluide ondulatoire transparent,
tu règles, te tetires et sursautes.

Tu explores les granulés d'argent,
acheminés par des vaisseaux efferents
là où le moi se cabre,
gémit, se dépose et meurt.

Tu scrutes la mort qui s'écoule 
ou l'esprit se niche,
avec un regard effaré,
tu vois jaillir le rouge-rubis.

Tu relèves le défi du tout,
du néant, que nous propose le temps.
Tu laisses chanter ces lambeaux
dont l'homme ne perd le souvenir.

Illuminé de lumière, le sillon 
est un fleuve pour oublier.
Vie est le sang qui irrigue 
le cortex, trace qui perdure.

Monades et atomes lumineux sont 
éternité sans borne
dans le vanste giron du passé,
dans le vide, dans le rien, tu te réfugies.

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